Textes, croquis et photos (sauf mention contraire) Claude Beaudevin ![]() |
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| Formation du Val d'Autrans |
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| Écrit par Claude Beaudevin | ||||
| Vendredi, 16 Juillet 2010 11:39 | ||||
Effet des mouvements tectoniques et du rebond glacio-isostatique« Altitude actuelle » et « altitude d'origine »Les sites témoins que nous venons d'énumérer se sont créés dans les paysages tels qu'ils étaient lors des glaciations. Or il est certain que les altitudes du relief se sont, depuis lors, modifiées :
Ces actions qui peuvent être importantes, mais dont nous ne connaissons que peu de choses, ne nous permettent pas de déterminer les valeurs absolues exactes des altitudes de l'époque - les « altitudes d'origine » - encore faudrait-il définir par rapport à quel niveau de base... Lorsque nous mentionnons l'altitude d'un site témoin, il s'agit, bien entendu, de son altitude actuelle. Lorsque nous indiquons par exemple que la cote de surface d'un glacier ancien était de 1700 m, la formulation exacte devrait être " la cote de surface du glacier était égale à celle de reliefs qui se situent actuellement à 1700 m ". On peut cependant remarquer que les sites témoins, parties intégrantes du relief, se sont soulevés en même temps que lui. On peut donc connaître - à l'influence de l'érosion près, bien entendu, dont nous parlerons plus loin - l'altitude des sites témoins par rapport au relief qui les environnait. Cette approche nous a permis, par exemple, d'étudier la formation du Val d'Autrans (Isère). Formation du Val d'Autrans
Enfin, continuant la descente du glacier vers l'ouest jusqu'à passer le Bec de l'Orient, nous rencontrons le vallon de Nave, qui prend naissance dans les falaises du Vercors d'une manière fort curieuse et qui vient confirmer l'existence et l'altitude de cette glaciation du Mindel. Au cataglaciaire de cette glaciation, dès que le niveau du glacier de l'Isère dans la Cluse de Voreppe s’est abaissé d'une centaine de mètres, la diffluence sur les crêtes ceinturant le Val d'Autrans a pris fin, le val n'a plus été alimenté par sa partie haute mais uniquement par la glace, beaucoup moins abondante, qui atteignait sa partie basse en « remontant » la vallée du Furon. Nous tenons donc cette diffluence du glacier du Mindel pour l’agent principal du façonnement du Val d'Autrans. Notons toutefois que l'importance des glaciers n'a jamais été suffisante pour que les glaces envahissent complètement l'intérieur du Vercors. Preuve en est l'existence, dans la forêt des Coulmes (Isère), de vestiges d'un karst à buttes - une formation tropicale datant du Pliocène - qui n'a donc pas été oblitérée pendant les glaciations quaternaires. Prise en compte de l’érosion postglaciaireNégligeable pour le Würm, peu importante pour le Riss, l'érosion des sites des glaciations plus anciennes peut atteindre des valeurs importantes. Cette question sera abordée dans une autre page. Nous verrons alors qu'en ce qui concerne la glaciation du Mindel, des valeurs de l'ordre d’une centaine de mètres semblent plausibles, ce qui conduit à majorer d'autant les résultats qui figurent sur la carte précédente. |
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| Mise à jour le Vendredi, 26 Avril 2013 11:27 |


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