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La façade sud-ouest du Vercors : présentation PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Claude Beaudevin   
Vendredi, 16 Juillet 2010 11:39

Version du 5 août 2016

Avant-propos

Dans la présente page, les repères des sites témoins sont formés par la lettre indicatrice du glacier ou du flux où ils se situent, suivie de leur altitude. Leurs caractéristiques détaillées sont indiquées dans ce tableau.

 
 
Comment s'explique

Le parcours des glaces dans cette partie du Vercors

Nous avons découpé en plusieurs secteurs le domaine étudié dans cette page, dont les limites d'ensemble sont les suivantes :

      • au nord la ligne de sommets qui sépare le Diois du Royannais,

      • à l'ouest et au sud-ouest le rebord sud-ouest du Vercors,

      • au sud le cours de la Drôme,

      • enfin, à l'est, celui de la Gervanne.

La façade SO du Vercors

Englacement de ce secteur au cours du Mindel

Dans le domaine de la façade sud-ouest du Vercors, qui fait l'objet de la présente page, il n'existait aucun glacier local, du fait de son altitude modérée et de son exposition au sud. Mais ce domaine était parcouru par de nombreux glaciers, provenant  de plusieurs pénétrations des glaces du lobe  mindelien de l'Isère ainsi que de la diffluence de glace du Royannais et du glacier de la Gervanne.

Alors que sur les façades nord et ouest du Vercors, de Sassenage à la vallée de la Bourne, les hautes falaises de calcaire urgonien empêchaient pratiquement toute pénétration des glaces de ce lobe à l'intérieur du massif, il n'en était pas de même plus au sud. Passé le col de Tourniol, au-dessus de Léoncel, la façade sud-ouest du Vercors était beaucoup plus poreuse et de nombreux échanges avaient lieu entre le lobe et l'intérieur du massif.

En règle générale, c'était les glaces du lobe qui, franchissant le rebord sud-ouest du Vercors, pénétraient l'intérieur du massif. Leur pénétration, selon les secteurs, se limitait parfois à quelques centaines de mètres, cependant que dans d'autres cas, elle atteignait plusieurs kilomètres, voire même une quinzaine dans le cas du glacier de la Basse Drôme.

Remarques générales sur les pénétrations des glaces du lobe par la façade sud ouest du Vercors

L'importance d'une pénétration dépend :

      • de l'altitude de la surface glaciaire du lobe par rapport à celle de la façade du Vercors

      • ainsi que de la longueur de la portion de façade franchie.

Une pénétration peu importante, n'affectant que quelques dizaines de mètres d'épaisseur de glace, accompagnée d'eaux glaciaires de surface, a ultérieurement donné naissance, dans le versant intérieur du massif du Vercors, à des prairies de faible largeur. Mais il faut noter que, même peu importante, une pénétration de glace pouvait s'accompagner d'argiles glaciaires et d'éléments rocheux, voire même parfois de blocs erratiques.

Une pénétration plus importante pouvait donner naissance à des vallons de plus grande largeur, également couverts de prairies.

Enfin, dans le cas d'un franchissement de plus de 150 mètres d'épaisseur, les eaux glaciaires latérales du lobe pouvaient franchir également la façade, ce qui entraînait la création, à l'intérieur du massif, d'une vallée aux caractéristiques glaciaires plus marquées.

Du point de vue circulation des glaces, la façade sud-ouest du Vercors au-dessus de laquelle les glaces du lobe pénétraient dans ce massif, se situe en général au sommet même de la falaise urgonienne. Là où il n'existe pas de telles falaises, nous avons considéré que cette « façade » se place à quelques centaines de mètres, voire à un kilomètre à l'intérieur du massif, ce qui, dans ce cas, peut inclure quelques sommets distincts.

À l'intérieur du manteau glaciaire, nous avons distingué de types d'écoulement de glace : les glaciers de vallée et les flux de glace. Par flux de glace, nous entendons des écoulements de glace non canalisés par une vallée mais couvrant la totalité d'une surface. Nous avons donc identifié les écoulements suivants, du nord vers le sud :

      • A - une pénétration des glaces du lobe par le col de Tourniol et ses environs, qui entraînait la création de trois flux :

          • A1 - un premier flux, qui rejoignait rapidement la couverture générale de glace du Royannais, vers 1250 mètres d'altitude

          • A2 - un second flux, dont les sites témoins sont repérés E, qui passait à l'ouest du Péguinier et pénétrait par l'est dans le secteur du Serre du Sec.

          • A3 - un troisième flux, dont les sites témoins sont repérés H, qui rejoignait le flux émis par la couverture générale de glace du Royannais qui descendait la vallée de La Vacherie vers le sud.

            Ces flux existaient lors du pléniglaciaire du Mindel, mais, au même endroit, la situation était légèrement différente au début du cataglaciaire, où s'individualisait un nouveau flux A4, celui du Grand Échaillon, décrit quelques lignes plus bas.

      • B - Une pénétration des glaces du lobe qui envahissait le plateau de Bisque,

      • C - Une pénétration des glaces du lobe par le col des Limouches et ses environs,

      • D - Une pénétration des glaces du lobe par La Matrasse et le Pas de la Rune, qui alimentait le flux de la vallée de La Chaumèane,

      • E - Une pénétration des glaces du lobe par le Pas de Boussière,qui alimentait le flux de la vallée de Boussière,

      • G - Le flux du col Jérôme Cavalli,

      • H - Le glacier de La Vacherie / Col de Bacchus,

      • I - Le glacier de la Basse Drôme,

      • J -La partie basse du glacier de la Gervanne,

      • K - Le glacier de la vallée de la Drôme, originaire de la façade sud du Vercors,

      • L - Le lobe glaciaire de l'Isère.

Le cours supérieur du glacier de la Gervanne n'a pas été étudié dans la présente page, non plus que celui du glacier de vallée de la Drôme supérieure.

Les repères mentionnés ci-dessus permettront au lecteur intéressé une lecture facile de nos cartes.

Pour alléger la lecture de cette page, nous avons indiqué seulement dans le cours du texte, les repères des sites témoins utilisés pour déterminer l'altitude des glaciers, laissant au lecteur le soin de consulter le tableau de leurs caractéristiques. Ce repère est constitué de la lettre repère du glacier ou du flux sur lequel se situe le site témoin, suivi de l'altitude de la surface glaciaire qu'ils permet de déterminer.

Les différents glaciers du domaine étudié

Le mouvement des glaces dans ce domaine était assez complexe et, de plus, les glaciers confluaient parfois entre eux. Sur la carte qui suit, les flèches indiquent le parcours des différents glaciers et flux de glace ainsi que les repères qui permettent de les identifier.

Circulation des glaces au Mindel sur la façade S-O du Vercors

Pour déterminer l'altitude de la surface de glace au-dessus des sites témoins, nous avons utilisé nos outils habituels :

Enfin, l'aspect très caractéristique que présentent certains terrains nous semble refléter la transformation que subit un terrain morainique après son dépôt ; nous verrons plusieurs exemples de ces sols à pierres  éparses dans le cours de cette page.

Mais, si la présence d'un tel sol peut confirmer les résultats obtenus par utilisation des règles ci-dessus, il ne peut fournir à lui seul, dans l'état actuel de notre travail, qu'une probabilité. De plus, cette prise en considération de l'aspect du terrain nécessite un examen sur place et ne peut être réalisée uniquement à partir des cartes et des prises de vue IGN.

Quelques-uns des clapiers que l'on peut observer sur le terrain sont représentés sur les cartes IGN au 1/25 000, pas tous cependant. Les vues aériennes Geoportail, plus détaillées que les cartes, permettent d'en découvrir d'autres et parfois même de discerner leur forme. Nous les avons utilisées préférentiellement. Le lecteur qui désirera identifier l'emplacement de ces clapiers, s'ils ne figurent pas sur les cartes IGN au 1/25 000, devra, comme nous, utiliser les vues aériennes de Geoportail.

Les coordonnées géographiques qui figurent sur le tableau des sites témoins ont été déterminées, soit par nous-mêmes sur le terrain, soit à l'aide des cartes IGN et des vues aériennes Geoportail.

L'étude des glaciers de la façade sud-ouest du Vercors est détaillée dans les pages ci-après :

    1. la façade SW du Vercors, du col de Tourniol à la Chauméane,

    2. la façade SW du Vercors, du Pas de Boussière à la vallée de la Drôme.

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Mise à jour le Lundi, 12 Septembre 2016 18:12