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Les ravinements d'origine glaciaire PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Claude Beaudevin   
Jeudi, 18 Novembre 2010 10:29

Version 135 du 13 octobre 2011

Nous regroupons sous le terme générique « ravinements » des formes d'érosion fréquemment rencontrées en montagne :

Tous ne sont pas d'origine glaciaire et nous allons voir, pour chacun d'eux, quels sont les critères de reconnaissance.

Et tout d'abord les ravines et les ravins ! Emises au front ou sur les rives d'un glacier, les eaux de fonte - ou plus généralement les eaux glaciaires qui font l'objet de la page sur la circulation des eaux glaciaires - modèlent, dans les dépôts glaciaires ou dans les roches en place des formes très caractéristiques. Dans bien des cas, ces formes ont été altérées, voire détruites, par les actions glaciaires ou postglaciaires ultérieures. À quelques endroits, elles ont pu cependant résister à l'épreuve du temps : c'est le cas, en particulier, des ravines de diffluence et des ravines d'épaulement, reliefs particulièrement intéressants par les enseignements qu'ils apportent.

Les ravines glaciaires sont dues, pensons nous, à l'écoulement des eaux glaciaires issues de la fonte, soit de la glace du front d'un glacier de faible longueur empruntant un col de diffluence - ce sont des ravines de diffluence - soit, lors du recul des glaces, de celle d'un petit front glaciaire transitoire stationnant sur un épaulement de la vallée principale, ce sont alors des ravines d'épaulement. Ces ravines ont pu subsister jusqu'à nos jours car elles ont été, après le recul des glaces, protégées de l'érosion postglaciaire par leur proximité du col de diffluence ou de la crête de l'épaulement. L'espace disponible pour des entonnoirs de réception en amont des ravines était donc peu important, ce qui a réduit à peu de chose l'érosion par les eaux météoriques.

 

Les ravines de diffluence

Deux ravines, de dimensions métriques :

  • telles celles-ci, sur Saint-Martin-de-Vésubie (Alpes-Maritimes)...

Ravines sur Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes)

Nous pensons qu'elles ont été creusées par les eaux de fonte d'un glacier situé derrière la crête.

  • ... et celles-ci sous le col de la Madeleine (Savoie)
Les ravines du col de la Madeleine

Creusées par les eaux glaciaires de la diffluence du glacier de l'Isère qui franchissait le col, elles sont particulièrement intéressantes, car elles montrent que, l'altitude du col étant de 1992 m, il existait, peu de temps après le pléniglaciaire, un débit important d'eaux glaciaires à l'altitude de 2000 m.

Voici un autre exemple de ravines de diffluence, situées au col de Merdaret (1798 m), au-dessus d'Allevard (Isère).

Ravines de diffluence sous le col de Merdaret en Isère

Ces petites ravines - dont la photo ci-contre représente les trois les plus septentrionales - sont au nombre d'une demi-douzaine.

Leur section en V permet d'attribuer avec certitude leur formation à l'action des eaux courantes, mais l'égalité d'altitude de leurs têtes ainsi que le fait qu'elles sont colonisées par la végétation ne permet pas de les considérer comme dues à l'érosion régressive.

 
Une ravine de diffluence sous le col de Merdaret en Isère

Voici l'une de ces ravines, photographiée, cette fois, en hiver.

Ces ravines sont dominées par un rebord de terrain qui, après le retrait des glaces, déviait les eaux météoriques vers la vallée du Bréda. Leur formation par des écoulements torrentiels est donc à exclure. Il s'agissait donc d'eaux glaciaires, qui émanaient de la diffluence du glacier du Haut Bréda par-dessus l'arête du col. Ces ravines du col de Merdaret prennent naissance vers 1800 m, prouvant ainsi que la fusion, à un stade proche du pléniglaciaire würmien, était alors déjà importante à cette altitude.

Plus de détails à la page sur la diffluence de Merdaret.

Un dernier exemple de ravines de diffluence, particulièrement faciles à examiner, sont situées sur la route qui mène de Grenoble à Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère), 500 m avant l'entrée dans le village. Elles sont au nombre de trois et se situent dans la forêt. Dépourvues, elles aussi, d'entonnoirs de réception, elles sont la preuve d'un écoulement d'eaux glaciaires. Celles-ci étaient émises par la diffluence du glacier würmien de l'Isère qui franchissait l'épaule de Saint-Nizier-du-Moucherotte et qui a stationné ici un certain temps au début du recul des glaces.

Ravines de diffluence à Saint-Nizier-du-Moucherotte en Isère

Deux des trois ravines qui zigzaguent à travers la forêt, de part et d'autre de la route D 106.

L'altitude du sommet des ravines (1150 m) correspond exactement à celle du glacier würmien au-dessus de Grenoble, telle qu'elle résulte de nos études (indiquées dans la page sur la diffluence würmienne de Saint-Nizier-du-Moucherotte). Il s'agit donc bien, ici aussi, de ravines de diffluence.

Ces ravines de diffluence jouent un rôle analogue à ce qui a été appelé par G. Monjuvent «canyons proglaciaires», une forme de relief qui, de la même manière - mais cette fois dans la roche en place - traduit l'écoulement des eaux de fonte à l'avant d'une diffluence glaciaire. À ce dernier type appartiennent le Pas du Curé et la Combe de la Jaille, situés également aux environs de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère), creusés par les eaux glaciaires de la diffluence de Saint-Nizier-du-Moucherotte plongeant sous la langue de glace qui remontait les gorges du Furon.

Les vallons, disposés en éventail, qui descendent vers l'ouest ou le nord-ouest de la crête de la forêt de Bonnevaux (Isère) nous paraissent également être des ravines de diffluence. Aucun de ces vallons qui prennent naissance en bordure de la crête qui domine Bossieu et Arzay ne possède d'entonnoir de réception de taille suffisante pour en expliquer le creusement. Il nous semble probable que ces vallons sont des ravines de grande taille creusées par les eaux de fonte de la diffluence du lobe commun aux glaciers rissiens du Rhône et de l'Isère franchissant la crête de la forêt. Voir à ce sujet la page sur le plateau de Chambaran et la forêt de Bonnevaux.

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Les ravines d'épaulement

On rencontre également parfois des ravines sur le versant aval d'épaulements formant saillie sur les flancs d'une vallée.

Ravines d'épaulement dans la vallée du Poncellamont en Savoie

C'est le cas, dans la vallée du Poncellamont, qui descend du Cormet d'Arêches (Beaufortain, Savoie), de cet ensemble de ravines situées sous l'épaulement qui porte le chalet en ruines d'Arceni.

En contrebas, on distingue le lac de Saint Guérin.

 

Un autre exemple de ravines d'épaulement situées, cette fois, dans le bassin du Drac, au-dessus de Nantes-en-Ratier, dans la région de La Mure, en Isère (coordonnées WGS 84 : 31T 723000 4981400, altitude 1343 m).

Ici, deux ravines parallèles prennent naissance quelques dizaines de mètres au dessus de la ferme des Bruyères.

Ravines d'épaulements de Nantes-en-Ratier, en Isère
Image Google Earth
(Si Google Earth n'est pas installé sur votre poste, suivez la procédure indiquée ici)

Il ne s'agit pas de ravines torrentielles, car elles ne disposent pas d'entonnoirs de réception susceptibles de collecter les eaux pluviales. Ce sont probablement les témoins d'un stationnement du glacier sur un petit épaulement situé à peu de distance au sud, car elles prennent naissance exactement à l'altitude du glacier rissien telle que nous l'avons déterminée (voir la carte ici). Ce dernier site est remarquable, car son origine rissienne est certaine, le bassin du Drac n'ayant pas été occupé par les glaces durant le Würm. Et, effectivement, d'autres sites nous ont montré également que, parfois, les ravines que nous observons peuvent dater du Riss. Voir à ce sujet la page sur les ravines du Néron.

D'autre part, la présence d'un ravinement à proximité d'un épaulement est parfois utile, en permettant de déterminer le sens d'écoulement du glacier.

Ces exemples de ravines glaciaires illustrent bien les deux particularités de cette forme de relief : absence d'entonnoirs de réception et sommets des ravines culminant à peu de distance sous un col de diffluence ou sous un épaulement, voire sous un sommet-seuil, tel le couloir Ulrich au Néron (Isère).

Autres exemples de ravines :

  • la ravine qui termine, vers l'ouest, le plateau de Beauregard, à Colomban (Bornes, Haute-Savoie) (coordonnées WGS 84 : 32T 297000 5084400) et qui prend naissance à 1720 m,

  • enfin les ravines qui entaillent le versant nord du Praillet (vallée du Neyton sur Allevard, Isère).

Ces ravines présentent un intérêt plus grand que leur faible étendue dans les paysages pourrait le laisser supposer : certaines d'entre elles permettent de déterminer l'altitude d'apparition des eaux glaciaires.

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Les ravins de diffluence

Dans certains cas, les ravines de diffluence présentent des dimensions telles qu'on peut les appeler ravins. On peut penser que ce cas de figure se rencontre lorsque le débit des écoulements a été particulièrement important ou encore dans le cas d'un stationnement prolongé des écoulements au même endroit.

 

Voici par exemple le ravin de Drogat, près de Chichilianne (Isère).

Profitant d'un point bas de l'arête qui court de Tête Chevalière jusqu'au col de la Lauzette, les eaux glaciaires du glacier de Tête Chevalière changeaient de versant pour gagner celui du Trièves.

Nous pensons que ce sont ces eaux qui ont creusé ce ravin de Drogat, quasiment sec actuellement, excepté pendant les gros orages où les écoulements retrouvent leur vigueur d'autrefois.

 

Le ravin de Drogat, près de Chichilianne (Isère)

Ravins de la Roche de Casse, vallon du Goléon, La Grave (Hautes-Alpes)

Autre exemple, les deux ravins qui entaillent la Roche de Casse, dans le vallon du Goléon, sur La Grave (Hautes-Alpes). Ils sont dus au passage des eaux glaciaires du glacier, issu de l'Aiguille du Goléon et qui descendait ce vallon derrière la crête.

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Comment les ravinements d'origine glaciaire se sont-ils formés ?

Voyons d'abord le cas des ravines de diffluence

Représentons-nous un glacier de vallée émettant une diffluence par un point bas d'un des versants de celle-ci, un col par exemple. Si l'épaisseur de glace est suffisante et si l'altitude est suffisamment faible pour que les eaux glaciaires soient présentes en quantité appréciable, une partie de celles-ci, qui circulent de préférence, pensons-nous, à une centaine de mètres de profondeur le long des flancs de la vallée, quittera celle-ci et suivra le même trajet que la diffluence.

Si, au pléniglaciaire, le glacier stationne un certain temps sur le col, les eaux apparaîtront alors au jour au front du glacier diffluent. Elles creuseront parfois, dans les pentes qu'elles empruntent, de petites ravines de dimensions en travers métriques ou décamétriques, que nous avons appelé ravines glaciaires de diffluence. Ces ravines glaciaires de diffluence sont souvent bien conservées car, lorsque le recul des glaciers s'amplifie, et que la diffluence prend fin, aucune érosion notable ne s'exerce plus sur elles. Aucune circulation d'eau importante ne prend en effet le relais des eaux glaciaires, du fait de l'absence d'entonnoir de réception de surface appréciable. Les phénomènes d'érosion postglaciaires sont ainsi réduits au minimum.

Par ailleurs, la présence de ravines de diffluence à certains cols de diffluence assez élevés permet de démontrer qu'il existait des eaux glaciaires à cet endroit au pléniglaciaire. On peut donc connaître l'altitude à laquelle les eaux glaciaires existaient alors en quantité appréciable.

Voyons maintenant le cas des ravines et des ravins d'épaulement

L'existence et le positionnement de ces ravinements s'expliquent de manière simple si l'on admet, à notre suite, que les eaux glaciaires ont joué un rôle majeur dans la genèse des vallées glaciaires. Les explorations de Louis Reynaud à la Mer de Glace et au glacier d'Argentière ont montré que, par un réseau de bédières et de moulins, les eaux glaciaires rejoignent les rives, à une profondeur de l'ordre d'une centaine de mètres. Louis Reynaud fait appel aux propriétés physiques de la glace, qui devient très déformable en dessous de cette profondeur, rendant alors le glacier imperméable.

Mais alors, comment, de là, ces eaux peuvent-t-elle rejoindre le fond d'auge ?

Rappelons d'abord que, lorsque le flanc d'auge présente un contrefort, une arête descendue d'un sommet latéral, cet obstacle au cheminement du glacier est érodé de manière très intense et qu'un épaulement peut prendre naissance, à une centaine de mètres sous la surface. Par ailleurs, les observations effectuées sur le fond d'auge lors de l'implantation de prises d'eau sous-glaciaires ont montré qu'à l'aval d'un obstacle, la glace se décolle du rocher, ménageant un vide parfois pénétrable, parfois utilisé par les eaux. Nous pensons qu'il doit en être de même sur les flancs d'auge et que de pareils décollements doivent exister à l'aval des saillies des parois, en particulier donc dans les zones situées après les épaulements.

Cet " effet de paroi " se traduit par la formation, contre les flancs de l'auge, de conduits, tantôt subhorizontaux, tantôt subverticaux que l'on pourrait appeler " moulins de rive ". Nous pensons que les eaux glaciaires gagnent le fond d'auge en utilisant ces moulins de rive, profitant du fait que l'étanchéité du glacier est alors réduite au contact de la glace avec les rives. La plupart des moulins de rive se situeraient ainsi à l'aval de ces contreforts. On pourra lire à ce sujet notre page sur la circulation des eaux glaciaires.

Nous pensons que ces moulins de rive, points faibles dans l'imperméabilité du glacier, existaient déjà lors des grandes glaciations et permettaient donc aux écoulements des eaux glaciaires de gagner le fond d'auge. L'érosion causée par ces écoulements très abrasifs, car formés d'eaux très chargées en matériaux, coulant à grande vitesse, était donc particulièrement importante derrière les épaulements. Il nous semble donc normal que ce soit derrière les épaulements que se sont formés les ravinements. Ceux-ci, très nombreux dans les Alpes, principalement les Alpes du Sud, constituent donc à nos yeux un élément caractéristique du modelé glaciaire. Seul un afflux d'eau important a pu en effet leur donner naissance et les glaciers en sont la seule source possible.

Notons toutefois que le positionnement des ravinements par rapport aux formes héritées des glaciations est une constatation d'expérience, indépendante de nos hypothèses sur la circulation des eaux glaciaires. Car il est bien connu que les épaulements constituent un trait typique du modelé glaciaire et c'est à ce titre que nous les avons utilisés pour déterminer l'altitude de la surface des anciens glaciers.

La confirmation d'une origine glaciaire peut être également recherchée dans la présence d'autres formes glaciaires typiques : sillons rocheux, sillons vallonnés, ainsi que grottes, que les eaux glaciaires pouvaient utiliser pour gagner les profondeurs. Les contreforts situés à proximité de la confluence d'un affluent avec le glacier de vallée ont été parfois exposés à des flots de glace différents en provenance des deux appareils, dont les réponses aux variations climatiques étaient différentes. On y observe alors parfois des contreforts porteurs de deux ravinements distincts, chacun d'eux créé par un des deux glaciers.

La présence d'un ravinement d'origine glaciaire permet parfois de préciser le sens d'écoulement du glacier, puisqu'ils se situent en général à l'aval d'un épaulement.

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Les ravins torrentiels

Les ravins torrentiels, plus répandus que les ravins glaciaires, résultent de l'action des eaux météoriques tombant sur un entonnoir de réception, puis collectées dans un canal d'écoulement avant de s'étaler sur un cône de déjection.

 
Torrent du Riou Sec
Image sensible au passage de la souris
Photo Bruno Pisano

En voici un bel exemple, le torrent du Riou Sec, rive gauche de la Durance, en face d'Embrun (Hautes-Alpes).

C'est un cas d'école, un exemple parfait de torrent avec ses trois éléments caractéristiques :

  1. l'entonnoir de réception, qui reçoit les eaux météoriques et qui fournit les matériaux qui construiront...

  2. le cône de déjection, limité ici, à sa partie inférieure, par un abrupt dominant le lit de la Durance, après avoir transité par...

  3. le canal d'écoulement.

 

On pourrait redouter de confondre un canal d'écoulement de torrent avec une ravine glaciaire. Mais la présence ou l'absence d'entonnoir de réception lèvera le doute. La confusion d'un ravin torrentiel avec un cirque glaciaire ne nous semble, elle non plus, pas possible. Les caractéristiques des deux modelés sont en effet totalement différentes :

  • les ravins torrentiels présentent une pente relativement constante sur toute leur partie supérieure,

  • ils se terminent à leur partie inférieure par un cône de déjections et non par un gradin,

  • enfin leur section est en V et non en U.

Le versant ouest de la Montagne de Faraut, qui domine Saint-Étienne-en-Dévoluy (Hautes-Alpes) est strié de nombreux ravins d'érosion torrentielle, qui répondent bien aux caractéristiques ci-dessus, même si des glaciers minuscules ont pu se nicher dans leurs bassins de réception.

La Montagne de Faraut, Saint-Étienne-en-Dévoluy (Hautes-Alpes)
 
De la Tête de la Grisonniére au Coiro (Bassin du Drac, Isère)

De l'arête qui joint la Tête de la Grisonniére au Coiro (Bassin du Drac (Isère)) descendent deux vallons.

On déterminera sans peine, en appliquant ce qui précède, que le vallon de gauche (1) est dû essentiellement à l'érosion torrentielle alors que celui du milieu (2) est un cirque glaciaire.

Conclusion

Ravines et ravins ont été creusés par l'érosion par les eaux, donc "per descensum" (par opposition à l'érosion régressive qui, elle, nous l'avons dit, est "per ascensum"). Bien entendu, tous les ravinements ne sont pas liés à l'action de glaciers, mais nous considérons que c'est le cas s'ils prennent naissance en des lieux dépourvus, actuellement comme dans le passé, de flux d'eau susceptibles de les avoir engendrés. Seuls les glaciers ont pu créer les écoulements d'eau nécessaire pour cela.

Quelques critères de reconnaissance permettent de déterminer si une ravine ou un ravin est, ou n'est pas, d'origine glaciaire :

  • En premier lieu, une ravine ou un ravin d'origine glaciaire est dépourvu d'entonnoir de réception. Il se réduit à un chenal d'écoulement et, éventuellement, à un cône de déjection.

  • En second lieu, la plupart des ravinements que nous considérons comme étant d'origine glaciaire prennent naissance sur le versant aval d'un épaulement, quelques dizaines de mètres à l'aval et quelques dizaines de mètres plus bas que le sommet de celui-ci.

Ces règles ne s'appliquent pas aux versants d'érosion.

 

Pour en savoir plus sur :

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Mise à jour le Lundi, 03 Avril 2017 08:23