Les deux acceptions du terme pléniglaciaire Imprimer
Écrit par Claude Beaudevin   
Mardi, 13 Octobre 2015 12:20

Version du 10 juillet 2017

Le terme « pléniglaciaire » nous paraît présenter deux acceptions différentes :

      • dans un sens temporel, il peut désigner le moment où le glacier atteignait son extension maximum,

      • mais il peut également être utilisé dans un sens géométrique, pour désigner l'altitude atteinte par la surface d'un glacier en chaque point de son parcours, au moment où celui-ci atteignait cette extension maximum.

Les deux acceptions ne sont pas toujours liées. Elles le sont dans les parties basses du glacier : c'est au moment du pléniglaciaire que la surface du glacier y atteignait son maximum d'altitude. Dans les parties sommitales du glacier, par contre, la liaison est moins forte : lorsque le climat, passé le moment du pléniglaciaire, se réchauffait et que le front du glacier remontait dans la vallée, l'altitude de ses parties sommitales ne baissait que lentement et restait proche de celle atteinte au moment du pléniglaciaire (voir à ce sujet la page sur la Convergence des altitudes des glaciers dans le haut des vallées).

Ce terme pléniglaciaire nous semble donc quelque peu ambigu. Dans la suite du site, nous essayerons de préciser, à chaque utilisation, dans quel sens, temporel ou géométrique, il doit être entendu.

Certains reliefs glaciaires observés dans le haut des vallées et que nous avions attribués jusqu'ici au Mindel, ont donc pu être réactivés au Riss puis au Würm. Ce « rajeunissement » a pu faciliter leur bonne conservation jusqu'à nos jours. Mais, bien entendu, ce rajeunissement concerne uniquement les reliefs créés dans le haut des vallées, au-dessus d'une certaine altitude, mais non ceux d'altitudes inférieures.


Mise à jour le Samedi, 07 Octobre 2017 10:59