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Textes, croquis et photos (sauf mention contraire) Claude Beaudevin (1928 - 2021) Présentation et mise en page Bruno Pisano 

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Circulation des glaciers dans l'ombilic grenoblois et en aval de Grenoble PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Claude Beaudevin   
Mercredi, 03 Août 2011 18:54
Version 108

Les pages précédemment éditées dans ce site et concernant la circulation des glaces dans l'ombilic grenoblois peuvent être avantageusement complétées par l'examen de glaciers actuels.

Nous avons déjà rappelé dans d'autres pages, en particulier à la page sur la confluence de glaciers, que lorsqu'un glacier de vallée reçoit l'apport d'un affluent, les glaces des deux appareils ne se mélangent pas ; leurs moraines latérales se réunissent pour former une moraine médiane. Cette disposition est quasi générale et on peut considérer comme certain que c'était également le cas pour le glacier de l'Isère à son arrivée dans l'ombilic grenoblois. On peut donc compléter les documents présentés jusqu'à présent sur le site en y ajoutant le tracé probable des moraines principales.

Les glaciers würmiens de l'ombilic grenoblois

Les moraines du glacier würmien de l'Isère vers Grenoble

Cette carte présente le schéma de circulation des glaces würmiennes dans l'ombilic grenoblois, ainsi que la disposition des moraines latérales et médianes. Seules les principales moraines médianes ont été représentées ; il est certain qu'il en existait bien d'autres, provenant, par exemple, de la confluence de la vallée de l'Arc, de celle du Bréda, des autres affluents descendus du massif de Belledonne... liste non limitative !

Quoi qu'il en soit, cette carte montre que les glaces de l'Isère gardaient leur indépendance par rapport à celles de la Romanche. Une moraine médiane soulignait leur contact. Cette disposition se perpétuait dans la trouée de Voreppe et se poursuivait au débouché dans la plaine de piémont.

1 = glacier de l'Isère
3 = diffluence par le col de Vence
5 = glacier remontant le Drac
7 = diffluence de la morte
2 = glacier de la Romanche
4 = glacier remontant la Gresse
6 = diffluence de la Mateysine
  • Les glaciers sont représentés en bleu clair.
  • Les flèches bleues indiquent le cheminement des glaces
  • Les flèches jaunes représentent le cours hypothétique du Drac issu du lac du Trièves
 
Le glacier würmien de l'Isère s'élevait à 1150 m sur Saint Nizier du Moucherotte.

La carte suivante, due à S. Couterand et Ph. Schoeneich, montre l'étalement des glaciers würmiens dans cette région.

Etalement des glaciers alpins au maximum du Würm

 

Le glacier rissien

Il en était sensiblement de même au Riss, mais les glaciers s'étendaient plus loin dans la plaine, où ils s'étalaient en un gigantesque lobe, divisé en deux par le plateau de Chambaran.

Le lobe rissien de l'Isère

Les pointillés bleus .... marquent la limite d'extension vers l'ouest du glacier rissien selon la carte géologique au 1/250 000e LYON.

Les moraines latérales et médianes ne sont indiquées qu'à titre approximatif. Voir leur origine sur la carte "Les glaciers würmiens de l'ombilic grenoblois" plus haut.

Selon cette carte, la moraine médiane du glacier de l'Isère se terminait au contact du plateau de Chambaran, position qui nous paraît la plus vraisemblable. Ce plateau marquait donc la séparation des glaces provenant de l'Isère au nord et de celle de la Romanche au sud.

Consulter également à ce sujet la page sur l’origine de la Bièvre-Valloire.

Par Isère savoyarde, nous entendons la branche du glacier de l'Isère passant par Chambéry, et par Isère dauphinoise celle empruntant le Grésivaudan.

Au Riss, le glacier du Drac cotait 1310 m sur Saint Nizier du Moucherotte. Plus en amont dans la vallée du Drac une étude récente nous a permis d'identifier les sites suivants, que nous avons utilisés en appliquant notre méthode des sites témoins :

Au sortir de la vallée de la Romanche :

      • Sommet d'épaulement au Col du Fond des Sciaux (5° 48' 54 E/45° 01' 28 N) alt. 1320 m - surface glaciaire à 1370 m,

      • Sommet d'épaulement à Beauplat (5° 44' 16 E/45° 03' 00 N) alt. 1269 m - surface glaciaire à 1320 m.

Sur la rive opposée du Drac, coté Vercors, nous avons relevé les sites suivants :

      • Sommet d'épaulement du Pré du Four (05° 38' 01 E/45° 05' 02 N) alt. 1290 m - surface glaciaire à 1340 m. Cet épaulement est situé en dehors du tassement de versant qui affecte le versant est du Moucherotte.

      • Sommet d'épaulement d'Etrepas (05° 36' 17 E/45° 01' 53 N) alt. 1270 m, surface glaciaire à 1320 m,

      • Sommet d'épaulement à pommeau de La Queue de la Cavale (05° 35' 41 E/45° 00' 09 N) alt.1321 m - surface glaciaire à 1370 m.

Ces altitudes de glacier sont bien comprises entre les valeurs 1310 m et 1400 m indiquées par la carte du glacier rissien qui figure à la page sur l'altitude atteinte par les glaciers dans la vallée du Drac, ce qui montre que c'est bien lors de cette glaciation que ces sommets d'épaulement ont été formés.

On peut en déduire, par exemple, que dans les environs de Vif le glacier rissien s'élevait à 1350 m environ.

La basse vallée de l'Isère

En aval de Grenoble, passé Voreppe, on consultera la page sur la basse vallée de l'Isère.

Comment se présentait l'ombilic grenoblois pendant le Mindel ? Pour le savoir... c'est ici.

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Mise à jour le Vendredi, 16 Mars 2018 19:03